Qui vend des aliments biologiques ?

mercredi 12 janvier 2011
par  Denise Cayla

Après la projection du film « Pesticides, non merci ! » aux classes de seconde du lycée Champollion (printemps 2010), Anne Pompili (ADABIO) et Colette Crouzet (professeur de SVT) ont répondu aux questions des élèves.

- les AMAP (Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne) (A. Pompili)

  • L’agriculteur dépose ses produits dans un lieu prévu à cet effet.
  • Les acheteurs viennent y chercher leur panier de légumes une fois par semaine.
  • Un panier, c’est environ 4 à 6 kilos de légumes.
  • On peut aussi acheter ses légumes directement chez l’agriculteur.

- Une élève : « Quand on va au marché et qu’on achète des produits chez les paysans, est-ce que ces produits peuvent être naturels, sans pesticides ? » (A. Pompili)

  • Un des critères en matière de sécurité alimentaire, c’est le label bio.
  • En bio, le cahier des charges permet de s’assurer de la bonne pratique.
  • Aujourd’hui, des petits paysans assurent cultiver sans engrais et sans pesticides.

- Une élève : « Le commerce équitable, ça a un rapport avec le bio ? » (A. Pompili)

  • Un produit équitable n’est pas forcément bio.
  • Le label bio garantit un mode de production.

- Une élève : « Dans les magasins bio, la majorité des fruits viennent du Burkina Fasso ou d’Amérique du Sud et je trouve ça vraiment choquant car ils font des milliers de kilomètres. » (A. Pompili)

  • C’est le problème du développement massif du bio car le bio, c’est devenu une mode.
  • Pour être cohérent, dans un magasin bio, on ne devrait avoir que des fruits et des légumes de saison.
  • Dans les grandes surfaces, on trouve des produits bio toute l’année !
  • Il faut être vigilant à quel bio on veut développer pour demain.

- Privilégier l’agriculture de proximité (C. Crouzet)

  • Les membres d’une AMAP choisissent de soutenir un agriculteur.
  • Si un agriculteur est bio, mais habite à 60 kilomètres, on va lui préférer un producteur qui a des pratiques ancestrales fiables, mais qui est à proximité.
  • Transporter les légumes dégage du CO2. Ces légumes peuvent-ils encore être considérés comme bio ?